12 juin 2007
François Bayrou ne donne pas de consigne de vote
Alors que le MoDem pourrait obtenir quatre députés au maximum, François Bayrou a refusé, sans surprise, toute alliance avec le PS pour le second tour. Invité de RTL, il a affirmé mardi qu'il "ne donnerait pas de consigne de vote". "Nous sommes indépendants. Il n'y a pas besoin de négociation avec le Parti socialiste. Il n'y a pas besoin de négociation avec l'UMP", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'avait pas rappelé Ségolène Royal qui lui avait, lundi, laissé un message sur son répondeur. "Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté. Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient en fait ils sont passés à gauche", a-t-il expliqué.
Apprenant en direct le désistement de son concurrent UMP dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, le député béarnais s'est déclaré "surpris" par cette décision. Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, a en effet annoncé mardi sur France 2 le retrait de Jean-Pierre Mariné de la course à l'Assemblée, afin de "laisser la place libre" au leader centriste. "Etant donnée l'ambiance de la campagne, c'est une surprise", commenté François Bayrou. "Je n'ai demandé, ni recherché un accord, un désistement, un retrait de personne. Je considère que modestement dans ce petit coin de France, je peux montrer qu'il existe un chemin politique capable de s'imposer face à l'UMP et face au PS", a-t-il souligné.
Estime réciproque entre DSK et François Bayrou
Poursuivant sa stratégie de séduction de l'aile droite du PS, François Bayrou a réaffirmé son admiration pour Dominique Strauss-Kahn, en ballottage dans le Val-d'Oise. "Je ne donnerai pas de consigne de vote, je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme. Mais je suis libre de dire l'estime que j'ai pour Dominique Strauss-Kahn", a-t-il estimé. De son côté, l'ancien ministre de l'Economie a déclaré sur Europe 1 ne pas être favorable à "un mariage, une alliance de partis" mais "ouvert à des débats, des plate-formes communes". "On peut avoir des positions sur de nombreux points qui sont divergentes et avoir néanmoins de l'estime réciproque", a jugé Dominique Strauss-Kahn. "La politique, ce n'est pas un combat de chats qui s'envoient des injures à la figure. Je trouve respectable la façon qu'a François Bayrou de s'exprimer", a-t-il ajouté.
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