20 juin 2007
Petit rectificatif: 4 députés pour le MODEM
Mr Lagarde ayant choisi de siéger avec le nouveau centre, seuls 4 députés du Mouvement Démocrate siégerons à l'Assemblée Nationale.
18 juin 2007
François Bayrou : Un résultat très prometteur qui nous engage pour l’avenir
La déclaration de François Bayrou :
« Mesdames et messieurs, mes chers amis,
Nous sommes très heureux Pierre Menjucq et moi de vous dire ce que vous savez, c’est-à-dire que les électeurs de cette circonscription béarnaise nous ont réélus, et réélus avec plus de 61% des voix. Cela nous fait un immense plaisir. Mais je dois vous dire que ce qui me fait le plus grand plaisir encore, c’est la victoire de Jean Lassalle… dans une triangulaire qui était extraordinairement difficile et qui était faite pour le piéger. Il a augmenté, entre les deux tours, ses voix de plus de 30%. D’autres succès encore pour le MoDem : un député nouveau à Mayotte, dans la lointaine Mayotte... Un député nouveau en Ille-et-Vilaine qui s’appelle Thierry Benoit. Et nous attendons le résultat du Val-de-Marne, de Jean-Marie Cavada… On ne sait pas encore. Cela veut dire que sur six circonscriptions où le Mouvement Démocrate était au deuxième tour, quatre ont déjà été remportées. Ce qui veut dire que ce chemin politique que nous avons tracé, il existe et les électeurs sont prêts à le choisir pourvu au moins que le mode de scrutin leur laisse le choix.
C’est un résultat très chaleureux et très amical. Et c’est un résultat très prometteur qui nous engage pour l’avenir. Il nous engage à deux choses principales. La première : nous allons représenter à l’Assemblée nationale, tous ceux qui en sont injustement écartés. Qui ont leur place et à qui le mode de scrutin ne donne pas la représentation à laquelle auraient droit tous les citoyens français. Nous allons représenter ce pluralisme et cette diversité pour trouver un jour un meilleur équilibre dans notre pays. Nous allons défendre nos concitoyens. Et les défendre avec cette liberté d’esprit et liberté de ton qui consistent à pouvoir approuver quand on considère que c’est juste, et au contraire, à désapprouver et à s’opposer quand on considère que les choses sont injustes ou vont dans la mauvaise direction. C’est notre premier engagement : nous allons représenter la diversité des citoyens à l’Assemblée nationale.
Deuxièmement, nous allons construire ce grand courant politique dont la France a besoin. Le Mouvement Démocrate dans lequel des dizaines et dizaines de milliers de Français se sont déjà engagés. On voit ce soir qu’il peut gagner y compris au scrutin majoritaire. Il gagnera d’autant mieux quand les scrutins seront plus justes. Tous les rendez-vous électoraux qui sont devant nous, sont désormais des rendez-vous pour le Mouvement Démocrate, pour le MoDem, des rendez-vous avec les Français pour reconstruire une démocratie française qui soit vivante, diverse, créative plus enrichissante que ne l’est le simple combat d’un camp contre l’autre dont je crois, moi, que les Français vérifieront dans les années qui viennent qu’il est largement à dépasser pour que la France trouve un nouveau chemin politique.
A tous, je veux vous dire merci ».
Royal: "nous avons décidé de ne plus être ensemble"
J'ai choisi de ne pas m'attarder sur ce sujet, car cela reste du ressort de la vie privée dans laquelle je ne trouve pas décent de s'immiscer.
Une seule chose attire mon attention: "Comme tous les couples, nous avons connu des difficultés. J'avais choisi de les mettre entre parenthèses pendant la campagne", a-t-elle déclaré. Quel bel exemple, quelle belle preuve d'amour... Amour oui, mais pour qui? Pour Mr Hollande ou pour le pouvoir? Je ne fais que poser la question. Quoi qu'il en soit, le PS a tout à perdre dans cette affaire, surtout que Ségoléne Royal est clairement candidate à la succession de son ex-compagnon à la tête du parti.
Il faudra en retenir une importante leçon: en politique plus qu'ailleurs, mélanger la vie sentimentale et professionnelle n'est pas toujours gage de succés.
Réunion du collectif MODEM 83
Le collectif MODEM 83 organise une réunion le mercredi 20 juin à 20h00 à CUERS au bar de l’aviation place de la Convention.
Comme c’est maintenant la coutume, chacun paye sa consommation.
Ordre du jour :
- Examen du projet de statuts du MODEM
- désignation de correspondants cantonaux
- compte-rendu des réactions à notre motion
N’hésitez pas à y convier vos connaissances.
5 députés pour le MoDem!
J'adresse toutes mes félicitations à messieurs Bayrou, Lassale, Lagarde, Benoit et Aly pour leurs élections à l'Assemblée Nationale.
On promet au Mouvement Démocrate une longue traversée du désert, mais 5 députés, c'est déja supérieur à tout ce que prédisaient les sondages... Alors rendez vous en 2008!
13 juin 2007
Ça grésille entre Ségoléne Royal et François Hollande
C'est la seconde fois que Ségolène Royal tend la main à François Bayrou. Après avoir débattu publiquement avec lui lors de l'entre-deux-tours de la présidentielle, Ségolène Royal a appelé lundi les électeurs du MoDem, le nouveau parti de François Bayrou, à se porter le 17 juin sur les candidats du PS. "A partir du moment où l'enjeu de ces élections législatives c'est d'empêcher la concentration excessive des pouvoirs entre les mains du même parti, ce que François Bayrou a souligné hier (...), il est évident que les électeurs du MoDem doivent rejoindre les candidats du PS", a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué avoir téléphoné lundi matin à François Bayrou et lui avoir laissé un message, pour discuter du second tour des législatives, lors d'un déplacement dans le XIVè arrondissement de Paris pour soutenir le candidat des Verts Yves Cochet. Ségolène Royal a ajouté devant la presse qu'elle attendait une réponse du leader du Mouvement démocrate. "Nous devons joindre nos forces, il faut travailler au cas par cas", a-t-elle dit. Dans la matinée, le MoDem a affirmé n'avoir eu "aucun contact" avec le PS.
Hollande pas tout à fait d'accord
De son côté, François Hollande a pris ses distances avec l'initiative de Ségolène Royal, "la démocratie téléphonique", déclarant : "Moi, je peux ne pas avoir à téléphoner". "Chacun peut appeler qui il veut, nous sommes dans une démocratie téléphonique (...) Je n'interdis à personne de téléphoner mais moi, je peux ne pas avoir à téléphoner", a affirmé le premier secrétaire lors d'un point de presse.
Peu avant, il a appelé "à ce que tous les électeurs de gauche se retrouvent sur les candidats, notamment socialistes, et même des électeurs qui ne sont pas de gauche mais qui sont des républicains (pour qu'ils) viennent aussi". "François Bayrou se retrouve dans une situation où il est quasiment le seul avec deux ou trois de ses amis à être au second tour. A partir de là, je ne m'adresse pas au candidat, je m'adresse à ses électeurs", a-t-il dit.
"Alliance de partis"
A gauche, le porte-parole du PS Julien Dray a assuré que son parti ne ferait pas "barrage" aux candidats du MoDem dans certaines circonscriptions au second tour des élections législatives, afin de "créer toutes les conditions d'un Parlement pluraliste". Interrogé sur l'attitude du PS à l'égard du MoDem le 17 juin, il a répondu : "Si dans quelques circonscriptions, de manière symbolique, nous pouvons permettre à ce qu'un certain nombre de sensibilités politiques puissent être représentées à l'Assemblée nationale, ce n'est pas les socialistes qui vont faire barrage. C'est au cas par cas". "Je considère qu'il faut créer toutes les conditions d'un Parlement pluraliste et toutes les conditions d'un rassemblement large", a dit Julien Dray lundi matin sur Europe 1.
A droite, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a observé que Ségolène Royal "propose simplement des alliances de partis" et non pas "un accord sur des idées". Alain Juppé s'est quant à lui insurgé sur France Inter contre la présentation "blessante" d'une Assemblée nationale, largement acquise à la droite, qui serait transformée en simple "chambre d'enregistrement", comme l'affirme la gauche. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a lui aussi appelé l'UMP à "tendre la main" à François Bayrou. Il "a eu des choix stratégiques qui n'étaient pas les bons, mais je suis toujours pour qu'on tende la main. Quand on gagne, on tend la main", a-t-il fait valoir lundi matin sur France 2.
Royal : le "message n'attendait pas de conversation particulière"
Face aux réactions au sein du PS, Ségolène Royal a cherché à minimiser lundi soir, sur France 2. Disant n'avoir pas eu de contact direct avec François Bayrou (elle lui avait seulement laissé un message), elle a affirmé qu'elle n'attendait "pas de négociations particulières. Ca n'est pas du tout prévu". "J'ai laissé un message qui n'attendait pas de conversation particulière. C'est un message en direction des électeurs du MoDem et de leur président pour dire à François Bayrou que j'appréciais cette vision du pluralisme", a-t-elle précisé.
Quant à ses positions divergentes avec François Hollande sur ce point, elle a commenté : "Il n'y pas de conflit sur cette question. Moi j'ai un contact personnel depuis l'élection présidentielle avec François Bayrou, il m'a semblé tout à fait normal de lui laisser un message" avant de "lancer un appel aux électeurs" à la télévision.
Lors de cette interview, Ségolène Royal a aussi violemment mis en cause l'impartialité de la chaîne à propos d'un reportage consacré aux candidats socialistes aux législatives. "Permettez-moi de vous dire que le reportage que vous venez de passer est assez scandaleux pour tous les candidats que vous annoncez perdus d'avance, battus d'avance", a-t-elle lancé au présentateur David Pujadas. "Laissez les électeurs trancher, si vous le voulez bien ! Laissez les députés socialistes se battre entre les deux tours !", a-t-elle encore asséné. Mardi, Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, a répondu que le reportage était "irréprochable" et avait respecté l'égalité entre les candidats.
Qui a dit que le ridicule ne tuait pas...??? Aurevoir Mme Royal, enfin j'espère!
12 juin 2007
François Bayrou ne donne pas de consigne de vote
Alors que le MoDem pourrait obtenir quatre députés au maximum, François Bayrou a refusé, sans surprise, toute alliance avec le PS pour le second tour. Invité de RTL, il a affirmé mardi qu'il "ne donnerait pas de consigne de vote". "Nous sommes indépendants. Il n'y a pas besoin de négociation avec le Parti socialiste. Il n'y a pas besoin de négociation avec l'UMP", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'avait pas rappelé Ségolène Royal qui lui avait, lundi, laissé un message sur son répondeur. "Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté. Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient en fait ils sont passés à gauche", a-t-il expliqué.
Apprenant en direct le désistement de son concurrent UMP dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, le député béarnais s'est déclaré "surpris" par cette décision. Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, a en effet annoncé mardi sur France 2 le retrait de Jean-Pierre Mariné de la course à l'Assemblée, afin de "laisser la place libre" au leader centriste. "Etant donnée l'ambiance de la campagne, c'est une surprise", commenté François Bayrou. "Je n'ai demandé, ni recherché un accord, un désistement, un retrait de personne. Je considère que modestement dans ce petit coin de France, je peux montrer qu'il existe un chemin politique capable de s'imposer face à l'UMP et face au PS", a-t-il souligné.
Estime réciproque entre DSK et François Bayrou
Poursuivant sa stratégie de séduction de l'aile droite du PS, François Bayrou a réaffirmé son admiration pour Dominique Strauss-Kahn, en ballottage dans le Val-d'Oise. "Je ne donnerai pas de consigne de vote, je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme. Mais je suis libre de dire l'estime que j'ai pour Dominique Strauss-Kahn", a-t-il estimé. De son côté, l'ancien ministre de l'Economie a déclaré sur Europe 1 ne pas être favorable à "un mariage, une alliance de partis" mais "ouvert à des débats, des plate-formes communes". "On peut avoir des positions sur de nombreux points qui sont divergentes et avoir néanmoins de l'estime réciproque", a jugé Dominique Strauss-Kahn. "La politique, ce n'est pas un combat de chats qui s'envoient des injures à la figure. Je trouve respectable la façon qu'a François Bayrou de s'exprimer", a-t-il ajouté.
Défendre le pluralisme
Marielle de Sarnez ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. Mais à demi-mots, la candidate MoDem éliminée dimanche dans la 11e circonscription de Paris, appelle à voter pour le candidat des Verts Yves Cochet, qui affrontera l'UMP Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'Etat de Jean-Pierre Raffarin. "Les électeurs qui ont choisi les candidats du Mouvement Démocrate l'ont fait parce que nous étions indépendants et responsables. Je les considère, eux aussi, comme responsables et indépendants. Je ne leur donnerai pas de consigne de vote pour le deuxième tour", explique-t-elle, après avoir recueilli 18,37% des voix. Avant d'ajouter : "Je sais qu'ils exerceront leur jugement pour choisir leur futur député en fonction des deux critères qui me paraissent les plus justes : la personnalité des candidats et la défense du pluralisme".
Le bras droit de François Bayrou juge également que "dans la 11ème circonscription, comme dans l'ensemble de la capitale, les résultats du Mouvement Démocrate sont très encourageants". Selon elle, ils démontrent "qu'il existe à Paris une forte attente de la part de nos concitoyens d'une démarche politique nouvelle". "Dans les mois qui viennent, nous nous attacherons à construire et développer cette force de renouveau, dans la capitale, comme en France", ajoute la conseillère de Paris, présidente de la fédération UDF dans la capitale. Remerciant les 7 148 électeurs qui lui ont apporté leur suffrage, Marielle de Sarnez, qui a prévu il y a plusieurs mois d'être candidate à la mairie de Paris en 2008, indique qu'elle sera "présente et active tout au long des années qui viennent pour le service de notre ville et de nos quartiers".
Comparini : le MoDem "ne doit pas être un culbuto"
Même son de cloche de la part de l'économiste Christian Saint-Etienne. Sans explicitement appeler à voter PS, le candidat du MoDem éliminé dimanche dans la 2e circonscription de Paris a appelé lundi ses électeurs à veiller au "pluralisme" lors du second tour qui opposera Jean Tiberi (UMP) et Lyne Cohen-Solal (PS). Idem pour Mario Stasi. Arrivé en 3e position avec 13,5% des voix dans la 1re circonscription de Paris, il laisse "la liberté de choix" à ses électeurs pour le 2nd tour, qui opposera la députée verte sortante Martine Billard à l'UMP Jean-François Legaret. Dans le même genre, l'UDF-MoDem de l'Isère a indiqué lundi ne pas "donner de consigne de vote pour le second tour", mais a appelé "à faire battre tout candidat condamné par la justice ou représentant un système marqué par la corruption ou les affaires", en allusion à Alain Carignon (UMP).
Mais les candidats du MoDem n'ont pas tous choisi cette ligne de conduite. Ainsi Thierry Cornillet, candidat UDF-MoDem dans la 2e circonscription de la Drôme qui, avec près de 14%, a été éliminé dimanche, a appelé lundi ses électeurs à voter pour le candidat de l'UMP, Franck Reynier, en ballottage favorable pour succéder au secrétaire d'Etat, Eric Besson. Thierry Cornillet avait appelé à voter Nicolas Sarkozy durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. A l'inverse, Patrick Septiers, président de la section de Seine-et-Marne du MoDem, a annoncé lundi que son parti n'appelait à voter ni pour l'UMP Didier Julia, ni pour le dissident UMP Frédéric Valletoux, qui s'affronteront dimanche dans la 2e circonscription de Seine-et-Marne, et ce sans aucun sous entendu cette fois.
Eliminée dimanche dès le 1er tour, Anne-Marie Comparini préfère commenter, dans La Croix (de mardi), la défaite et les interrogations de son parti. Selon elle, le MoDem "ne doit pas être un culbuto qui tombe un jour à gauche, un jour à droite". La députée UDF sortante du Rhône, qui était l'une des rares à être restée fidèle à François Bayrou, estime que la scission de l'UDF "a donné une impression de faiblesse". "Il aurait peut-être fallu davantage rassurer nos amis, tentés par la majorité présidentielle, sur notre intention de ne pas pencher à gauche." "Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle a également troublé beaucoup de centristes, qui l'ont interprété comme un signe d'attirance vers la gauche", estime-t-elle. Conclusion d'Anne-Marie Comparini : le MoDem "doit rester fermement au centre, c'est ce que les électeurs veulent".
Bravo Mme Blanc!
Je voudrais saluer la campagne de Mme Dominique Blanc, qui même si elle n'a pu enrayer la vague bleue, s'est montrée présente, à l'écoute de ses concitoyens. Je pense que c'est là le rôle d'un député: être sur le terrain.
La victoire de Mme Pons est incontestable. Pour autant, il faut savoir que les électeurs de notre circonscription ont réélu quelqu'un qui a en tout et pour tout 5 mandats électifs... Qui avait dit qu'il se prononçait contre le cumul des mandats?
29 mai 2007
Les UDF sarkozystes créent le Nouveau centre
Le Nouveau centre est né. Aujourd'hui, les parlementaires ex-UDF qui ont rallié Nicolas Sarkozy ont annoncé la création d'une nouvelle formation politique, membre de la majorité présidentielle. "Notre démarche est une démarche constructive", explique Hervé Morin, président du groupe parlementaire à l'Assemblée et ministre de la Défense.
"Quand la maison brûle, on ne regarde pas les pompiers agir, on essaie de prendre en charge une partie du fardeau", souligne-t-il, dans une critique implicite du Mouvement démocrate "indépendant" lancé par François Bayrou. Le Nouveau centre, qui présente plus de 80 candidats aux élections législatives, devrait avoir "autour de 25 députés" élus, si l'on en croit les sondages, a ajouté Hervé Morin. Selon lui, la plupart seront issus de l'ancien groupe UDF. Vingt-deux des vingt-neuf députés UDF, dont Hervé Morin, ont rejoint le camp du président de la République, de même que plusieurs sénateurs.
Après les élections législatives, le Nouveau centre constituera, s'il est en mesure de le faire, un groupe parlementaire. Il tiendra à la rentrée des journées parlementaires, avec un futur groupe sénatorial, a prévu Hervé Morin. Un congrès constitutif tenu à l'automne décidera notamment de son organigramme. D'ici là, le Nouveau Centre sera doté d'une "organisation collective".
Encore une manoeuvre politique: faire croire à un "nouveau" centre, indépendant de l'UMP de Mr Sarkozy, c'est véritablement penser que les électeurs du centre sont crédules.
D'une part, ce centre n'a rien de nouveau. C'est un parti de centre droite, affilié à la majorité présidentielle. Autant dire qu'il n'y a rien de vraiment neuf dans cette démarche. De plus, cette indépendance à laquelle Mr Morin veut nous faire croire est factice. Comment un ministre du gouvernement de Mr Fillon peut se dire indépendant du pouvoir en place, alors même qu'il s'est "volontairement" rallié à l'UMP?
Quoi qu'il en soit, ce "nouveau centre" n'est pas porteur des valeurs et des espoirs auquels nous croyons. Ne nous méprenons pas: il n'a rien à voir avec le Mouvement Démocrate, puisque MM Morin et ses amis ont choisis le pouvoir plutôt que l'espoir.
